Le bourg d'Hostens semble avoir été fréquenté depuis très longtemps. Les premières mentions écrites du lieu correspondent au XIIème  siècle. 

Un château y existait au XIIIème siècle vraisemblablement au lieu dit « Le Castéra ».

L'église a été détruite en 1860 à part la façade et le clocher. Ce dernier a été lui même reconstruit au début du XXème siècle en style néo-gothique. Dans son état actuel, le village est essentiellement de la deuxième  moitié du XIXème avec quelques maisons de maître et des habitations plus simple.
A 6 km à l'ouest, la petite chapelle du quartier de Rêtis possède une architecture simple mais nettement plus attachante.

La population a été relativement importante puisque 956 habitants y sont cités en l'an 1726 puis 1674 en l'an 1827. 

Il est vrai qu'à cette dernière époque les limites territoriales de la commune englobaient Louchats. Jusqu'à l'arrivée des pins, les cultures ont été principalement le seigle et le millet, permises par l'engrais des animaux pacageant dans de vastes zones en partie marécageuses. Des chênes et des châtaigniers sont également signalés par certains auteurs anciens ainsi que de la production de résine et de cire. 

Pendant la fin du XIXème siècle, la commune va d'une certaine façon s'ouvrir davantage vers l'extérieur, matériellement par les nouveaux moyens de transport et intellectuellement par l'école puis par les moyens de communication. Hostens continue ainsi le changement de mode de vie amorcé au début de ce siècle par les plantations de pins. 

L'exploitation de ce bois permet la création de petites industries; scieries, distillerie de résine. Le chemin de fer apparut à Hostens en 1880 et dès lors prit de l'importance dans la vie du bourg. La décision d'implantation du télégraphe remonte à1891. L'électrification, quant à elle, fut décidée en février 1927 mais le premier éclairage public attendra 1935...


L'EXPLOITATION DU LIGNITE


( Pont extracteur de Lignite )

Dans le début des années 1930, la société MINELA qui exploitait des concessions de lignite en galerie à Laluque (région d'Arjuzanx) a retenu le site d'Hostens comme plus avantageux. En effet, ici, la profondeur des couches de ce combustible permettait une exploitation à ciel ouvert. Une centrale électrique a été implantée à Hostens pour tirer partie de ce gisement.

Après la guerre de 39/45 la centrale et la mine, nationalisées en 1947, passèrent sous contrôle E.D.F. L'activité ralentit progressivement à partir de 1960 pour cesser complètement début 1966. Une conséquence de cette perte d'activité a été la diminution de la population de la commune: elle passe de 1269 habitants lors du recensement de 1954 pour chuter à 728 habitants lors de celui de 1968 et atteindre 755 habitants en 2000! Le départ définitif d'E.D.F. en 1967 laisse un grand nombre de logements inutilisés autour du site de la centrale et des lacs correspondants aux anciens lieux d'extraction. L'idée de récupérer le site et une partie de ses installations pour créer un village de vacances placé dans un domaine départemental de 650 hectares est attribuée au Préfet de Région.

Des travaux d'aménagement, apport de sable blanc et plantations, ont permis de transformer le lac de Lamothe en une plage ouverte à la baignade au début des années 1970. Le lac du BOUSQUEY constitue une réserve pour la pêche et l'ornithologie. Des aires de pique-nique ont été ouvertes en divers emplacements pour faciliter l'accueil des familles qui viennent nombreuses passer le dimanche à Hostens à la belle saison. Cet ensemble touristique a été complété par des sentiers de randonnée pédestre, cavalière et VTT ainsi que la piste cyclable Mios-Bazas construite sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée.

Bibliographie :

Les renseignements utilisés pour cet aperçu historique sont extraits des synthèses suivantes : 

  • Historique de l'église d'Hostens par Gwénolé Belbéoc'h (Le petit Hostensois N° 12 janvier 2001)
  • Hostens par Alain Ha -(L'Auguitche N° 25 et 26, premier et second trimestres 1985)